Nos expertises

Économiste de la construction : nos expertises

Économiste de la construction indépendant, mdmsynergie accompagne architectes, promoteurs, collectivités et maîtres d’ouvrage sur l’ensemble du cycle économique d’un projet : de la première estimation en phase esquisse jusqu’au suivi budgétaire du chantier. Nous intervenons en construction neuve comme en réhabilitation, sur marchés publics et privés, partout en France.

Plan masse exploité par un économiste de la construction pour les métrés et quantitatifs d'une opération de 265 logements
Plan masse exploité pour les métrés et l’estimation TCE — opération de 265 logements, Louvres (95).

Le rôle d’un économiste de la construction

Le rôle d’un économiste de la construction est de donner au maître d’ouvrage et à l’équipe de maîtrise d’œuvre une visibilité fiable sur le coût réel d’une opération, à chaque phase du projet. Cette lecture économique conditionne les arbitrages techniques, la faisabilité du programme et la tenue de l’enveloppe budgétaire jusqu’à la réception des travaux. Nos réalisations récentes illustrent ces missions sur des opérations de logement, de commerce et d’équipement public.

Concrètement, cela suppose de quantifier avec précision les ouvrages, d’appliquer des prix cohérents avec la réalité du marché, d’anticiper les aléas propres au site, et de suivre l’évolution des coûts au fil des modifications de projet. Une estimation juste en amont évite les appels d’offres infructueux, les avenants subis et les arbitrages précipités en cours de chantier.

mdmsynergie intervient soit en assistance directe au maître d’ouvrage, soit au sein d’une équipe de maîtrise d’œuvre, selon la configuration de l’opération et le niveau d’accompagnement recherché. Le périmètre de la profession est défini par l’UNTEC, l’Union nationale des économistes de la construction.

Économie de la construction

Estimation TCE dès les phases amont, affinée à chaque étape du projet (esquisse, APS, APD, PRO). Chaque poste est argumenté et traçable, ce qui permet d’identifier l’origine d’un écart et d’arbitrer en connaissance de cause.

Au-delà du chiffrage, nous constituons le dossier de consultation — rédaction des CCTP et DPGF par lot, CCAP, RC. Cohérence entre description technique, découpage des prix et conditions contractuelles : c’est ce qui rend les offres réellement comparables.

Nous conduisons ensuite l’analyse comparative des offres — conformité, sous-détails de prix, omissions et variantes — jusqu’à la négociation et la mise au point des marchés. Puis assurons le suivi économique en exécution : situations, avenants, budget actualisé, décompte définitif.

Livrables : estimation TCE, quantitatifs par lot, DPGF, CCTP, CCAP, RC, note d’hypothèses, rapport d’analyse des offres, tableaux de suivi budgétaire.

Assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO)

En AMO, l’économiste de la construction agit comme le référent budgétaire du maître d’ouvrage. Il cadre l’enveloppe financière prévisionnelle, vérifie la cohérence entre le programme et les moyens engagés, et éclaire les décisions à chaque jalon. Cette mission est particulièrement utile aux collectivités, bailleurs sociaux et investisseurs qui ne disposent pas en interne d’une compétence économique dédiée au BTP.

Assistance à maîtrise d’œuvre et pièces de marché

L’économiste de la construction apporte ici un appui technique aux équipes de maîtrise d’œuvre pour la production des pièces de marché : constitution du Dossier de Consultation des Entreprises (DCE), rédaction et structuration des Cahiers des Clauses Techniques Particulières (CCTP), cohérence entre pièces écrites et quantitatifs. Un DCE clair et complet réduit sensiblement le nombre de réserves, de questions en phase consultation et de réclamations ultérieures.

Analyse des offres entreprises

L’économiste de la construction procède à une analyse comparative et détaillée des offres reçues lors de la consultation : vérification de l’exhaustivité des prestations chiffrées, détection des oublis et des sous-estimations, comparaison poste à poste, analyse des variantes proposées. Le rapport d’analyse permet au maître d’ouvrage de choisir sur des bases objectives, et non sur le seul montant global affiché.

Suivi économique de chantier et optimisation des coûts

Suivi budgétaire en phase travaux : contrôle des situations, analyse des écarts entre prévisionnel et réalisé, examen des travaux modificatifs et des avenants, actualisation du bilan financier de l’opération. L’optimisation des coûts consiste ici à identifier les postes sur lesquels un ajustement technique produit une économie réelle, sans dégrader la qualité de l’ouvrage ni ses performances.

BIM quantitatif

Extraction et exploitation des quantités directement depuis la maquette numérique par l’économiste de la construction. Le BIM quantitatif permet des chiffrages plus rapides, plus fiables et surtout actualisables : à chaque évolution de la maquette, les quantités et l’estimation se mettent à jour, ce qui supprime une grande part des ressaisies manuelles et des erreurs qu’elles génèrent. Cette approche prend tout son sens sur les opérations complexes ou soumises à de nombreuses itérations de conception.

Construction neuve et réhabilitation

Les deux types d’opération n’appellent pas la même approche. En construction neuve, la difficulté porte sur la justesse des ratios et la maîtrise des prix dans un contexte de marché volatil, auquel s’ajoutent les exigences de la réglementation environnementale RE2020. En réhabilitation, elle porte sur l’existant : relevés, diagnostic des ouvrages conservés, phasage en site occupé, provision pour aléas. L’économiste de la construction doit alors chiffrer une part d’incertitude, et la rendre lisible pour le maître d’ouvrage plutôt que de la dissimuler dans une enveloppe globale.

Marchés publics et marchés privés

Les marchés publics imposent un cadre réglementaire strict, des pièces normalisées et des délais de procédure incompressibles. Les marchés privés laissent davantage de souplesse contractuelle mais exigent une vigilance accrue sur la définition des prestations. Nous produisons dans les deux cas des livrables directement exploitables, conformes aux attentes de la procédure engagée.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un économiste de la construction et un maître d’œuvre ?

Le maître d’œuvre conçoit et dirige la réalisation de l’ouvrage ; l’économiste de la construction en chiffre le coût et en assure la maîtrise économique. L’économiste quantifie les ouvrages, applique les prix, rédige les pièces écrites du marché et suit le budget en exécution. Les deux missions sont complémentaires et souvent exercées au sein de la même équipe de maîtrise d’œuvre.

À quel moment faire intervenir un économiste de la construction ?

Le plus tôt possible. Une estimation produite dès la phase esquisse permet de vérifier la faisabilité économique du programme avant d’engager des études coûteuses. Intervenir uniquement au stade DCE revient à constater un écart plutôt qu’à l’éviter. L’intervention se poursuit ensuite à chaque phase — APS, APD, PRO — puis en analyse des offres et en suivi de chantier.

Qu’est-ce qu’un DPGF et à quoi sert-il ?

Le DPGF, ou Décomposition du Prix Global et Forfaitaire, est le cadre de décomposition des prix remis aux entreprises lors de la consultation. Il liste les ouvrages par lot et par poste. Bien construit, il rend les offres réellement comparables entre elles et sert ensuite de base au suivi des situations de travaux et au décompte définitif.

Quelle est la différence entre une mission OPC et une mission MOEX ?

L’OPC (Ordonnancement, Pilotage et Coordination) organise le déroulement du chantier : planning d’exécution, coordination des entreprises, gestion des interfaces et des cadences. La MOEX (Maîtrise d’Œuvre d’Exécution) porte sur la conformité technique de la réalisation par rapport au projet et aux marchés. Les deux missions sont fréquemment confiées au même intervenant.

Intervenez-vous sur les marchés publics ?

Oui, en marchés publics comme en marchés privés. Les marchés publics imposent un cadre réglementaire strict, des pièces normalisées et des délais de procédure incompressibles ; nous produisons des livrables conformes aux attentes de la procédure engagée, exploitables sans reprise.

Le BIM est-il indispensable pour chiffrer une opération ?

Non, mais il change la nature du travail. Quand une maquette numérique existe, l’extraction des quantités est plus rapide, plus fiable et surtout actualisable à chaque évolution du projet. En l’absence de maquette, les quantitatifs sont établis à partir des plans et de relevés sur site, avec le même niveau d’exigence.

Un projet à chiffrer ?

Intervention ponctuelle sur une phase précise, ou accompagnement continu de l’esquisse à la réception.